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Formation aux entretiens commerciaux, Dijon, 26/09/17

 

Le Cabinet Analytica vous propose une formation aux entretiens commerciaux téléphoniques et physiques le mardi 26 septembre 2017 à la Maison des Entreprises de Dijon (21). Au menu : expression orale, langage, communication, marketing, ateliers etc…

Indiquez votre intérêt pour cet évènement sur la page facebook dédiée !

 

 

formation entretiens commerciauxOBJECTIFS :

  • Apprenez comment préparer, conduire et conclure un entretien commercial téléphonique & physique
  • Utilisez les nombreux leviers logiques et langagiers
  • Maîtrisez votre image, votre expression orale et votre communication verbale et non-verbale
  • Évitez les erreurs qui décrédibilisent
  • Acquérez des techniques marketing de base pour la présentation et la vente de vos produits
  • Testez et comparez vos habitudes actuelles avec les éléments appris lors d’ateliers de mise en pratique

 

PUBLIC :

  • Entrepreneurs
  • Créateurs d’entreprise
  • Futurs créateurs
  • Commerciaux
  • Managers

 

DATE, LIEU & TARIF :

  • le mardi 26 septembre 2017, de 13h30 à 17h30 à la Maison des Entreprises de Dijon (21)
  • 90 euros HT (dont 30% d’arrhes) (non-assujettis TVA)

 

INFOS & INSCRIPTIONS :

 

 

 

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Le magazine Écodocs 21 présente Analytica et son évènement « 60′ pour démystifier »

Écodocs 21, hebdomadaire de l’actualité économique et légale en Côte d’Or, consacre un article au « 60′ pour démystifier » organisé en février par Analytica sur le thème : « Agir sur les comportements : un allié incontournable de votre stratégie ».

À découvrir ci-dessous (cliquez pour agrandir) :

Article d’Écodocs

 

 

 

 

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Animation d’un « 60′ pour démystifier » : « Agir sur les comportements : un allié incontournable de votre stratégie »

 

Le 111ème « 60′ pour démystifier » du MEDEF sera animé par Morgan David du cabinet Analytica à la Maison des Entreprises de Dijon le 7 février 2017 à 8h30.

 

THÈME : « AGIR SUR LES COMPORTEMENTS : UN ALLIÉ INCONTOURNABLE DE VOTRE STRATÉGIE »

 

Infos & inscriptions ici :

http://www.medef21.fr/60′-pour-demystifier-n111-agir-sur-les-comportements-un-allie-incontournable-de-votre-strategie.html

 

 

 

[BLOG] Les sportifs se mettent au vert

On ne compte désormais plus les campagnes de publicité nous vantant les mérites et bienfaits d’une alimentation saine, riche en fruits et légumes, afin de contrer les effets négatifs de l’obésité, du diabète et autres maladies cardio-vasculaires. En plus d’opérer une tentative d’influence de nos opinions et attitudes envers une consommation raisonnable et raisonnée, sommes-nous également encouragés à changer nos comportements. S’il reste peu de doutes que tout un chacun soit désormais convaincu qu’à la choucroute garnie on préfère une salade composée de légumes variés, ou qu’une salade de fruits soit plus salutaire que le dessert à la crème au beurre de Mamie Gâteaux, ces convictions affectent-elles réellement notre comportement lorsque le doux moment sucré du dessert, parfumé de l’odeur ambiante de café, nous tend ses bras ? Cette question du lien entre les idées, les attitudes et les comportements est une thématique majeure de la psychologie sociale. Et il va sans dire que les conséquences de ces recherches peuvent avoir un impact fondamental sur la façon dont sont abordées les politiques de santé publique comme la promotion d’une alimentation saine, décrite plus haut. Dans un souci d’application des connaissances scientifiques à des questions on ne peut plus pragmatiques, le milieu académique s’est ainsi penché sur la possibilité de stimuler et d’augmenter réellement la consommation de produits sains chez monsieur Tout-le-monde. Et quelle meilleure opportunité d’appliquer des connaissances scientifiques sur monsieur Tout-le-monde que de le faire, sans offense aucune, sur des joueurs amateurs de football et rugby, ainsi que leurs supporters ? C’est effectivement sur la communauté sportive amateur qu’a porté l’étude australienne que je vous présente aujourd’hui.

Cette étude, dirigée par le Professeur Luke Wolfenden de l’Université de Newcastle en Australie, et publiée en 2015 dans International Journal of Behavioral Nutrition, teste de manière expérimentale un programme de promotion des fruits et légumes et des boissons non-sucrées au sein des club-house (ou buvette) de clubs de football, rugby, football australien, etc… En sciences, l’approche expérimentale consiste à mesurer une variable, telle que la consommation de fruits et légumes, dans un groupe auquel on appliquera une politique de prévention ou une action particulière dont on pense qu’elle favorisera effectivement cette consommation (le groupe « expérimental »). En parallèle, la même variable sera mesurée dans un autre groupe qui n’aura fait l’objet d’aucune action particulière (le groupe « contrôle »), et comparée aux valeurs obtenues dans la condition expérimentale. La force de l’approche expérimentale réside ainsi dans l’identification sans ambiguïté de l’influence de l’action conduite dans la condition expérimentale sur la variable mesurée. Appliquée à notre exemple, l’étude déterminera si le programme de promotion des fruits et légumes et des boissons non-sucrées peut être tenu comme seule responsable d’une augmentation de la consommation desdits produits. Wolfenden et ses collaborateurs ont ainsi travaillé avec 85 clubs sportifs. Quarante-trois clubs composaient le groupe « contrôle », et 42 le groupe « expérimental ». Au sein de ce dernier, le programme de promotion des fruits et légumes et autres boissons non-sucrées consistait en ceci : les clubs devaient améliorer la disponibilité de fruits et légumes et de boissons non-sucrées proposés à la vente dans leur point de restauration et les disposer dans les étages supérieurs des présentoirs, c’est-à-dire bien en vue. Aussi, ces produits devaient être proposés à des prix compétitifs par rapport au reste de la marchandise, être signalés ostensiblement via des affichettes et faire l’objet de packages (par exemples fruit + sandwich + eau) à prix réduits. Enfin, la direction du club devait s’engager à rédiger une charte décrivant l’action du club en faveur de la promotion de la consommation de produits sains, et les membres du club se voyaient distribuer des brochures vantant les bienfaits de cette consommation. Au sein des clubs du groupe « contrôle », aucune intervention de la sorte n’était pratiquée. Cette politique et ces actions de promotion des fruits et légumes et de boissons non-sucrées ont elles eu un effet sur la consommation réelle des membres des clubs ? Effectivement, la différence entre le groupe « expérimental » et le groupe « contrôle » au niveau de l’augmentation de la proportion de membres du club achetant ces produits au cours de la campagne de promotion fut significative. Autrement dit, le pourcentage de membres des clubs « expérimentaux » achetant des fruits et légumes augmenta de 7.1% à 18.5% et de 35.6% à 49% pour les boissons non-sucrées. L’augmentation était beaucoup plus limitée chez les membres de clubs du groupe « contrôle » (respectivement 7.9% à 9%, et 38.7% à 41.3%). Aussi modeste que cette augmentation puisse paraître dans le groupe « expérimental », on rappellera tout de même, afin d’apprécier ces résultats à leur juste valeur, à quel point l’appel d’un snack aussi futile que calorique ou d’une boisson aussi désaltérante que sucrée est séduisant pour un sportif amateur en hypoglycémie ! En plus de l’efficacité indiscutable de la campagne de promotion sur les comportements individuels, il est à noter que le chiffre d’affaire issu de la restauration des clubs des groupes « contrôle » et « expérimental » n’étaient pas différents à la fin de la campagne. Les clubs promouvant la consommation de fruits et légumes et de boissons non-sucrées n’en ont donc aucunement fait les frais sur le plan comptable. Ceci est un argument de poids pouvant être opposé au manque de volonté de la promotion de produits sains qui serait justifié par des raisons économiques.

En conclusion, cette étude, à la frontière de la psychologie sociale et de la psychologie du consommateur, a démontré de manière expérimentale comment une campagne de promotion de produits sains pouvait affecter la consommation réelle de fruits, légumes et autres boissons non-sucrées. En résumé, la campagne a consisté en une intervention ambitieuse reposant sur deux facteurs-clés : 1) la disponibilité et la mise en valeur effective de ces produits sains « alternatifs », et 2) leur vente à un tarif compétitif par rapport aux autres produits. D’aucuns verront dans ces conclusions des applications potentielles à une plus large échelle aux frontières de la volonté politique. Enfin, les spécialistes de psychologie sociale objecteront que la problématique de cette étude aurait pu faire l’objet d’un traitement via des procédures de communication engageante. Si quelques aspects de l’intervention de Wolfenden et ses collaborateurs, tel que l’engagement de la direction des clubs du groupe « expérimental » à rédiger une charte, s’en rapprochent ; il est évident que cette perspective n’a pas été entièrement envisagée ou adoptée par les auteurs. Il est même imaginable que des actes préparatoires de type « pied-dans-la-porte » aient été aussi voire plus efficace pour une intervention moins coûteuse en temps et procédures, et peut-être même un investissement initial nul de la part des clubs du groupe « expérimental » ; mais cela fera l’objet d’un prochain post… !

 

Référence : Wolfenden et al. (2015) Improving availability, promotion and purchase of fruit and vegetable and non sugar-sweetened drink products at community sporting clubs : a randomised trial. International Journal of Behavioral Nutrition 12:35.