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Études consommateurs & neurosciences : des techniques de pointe (suite)

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Quelles techniques de neurosciences pour améliorer l’efficacité et la fiabilité des tests consommateurs ? Dans ce post j’en décris deux autres : le test d’association implicite & la validité prédictive.

 

 

 

 

Dans un précédent post (à lire ici), j’expliquais l’intérêt d’utiliser les sciences comportementales pour améliorer l’efficacité des tests consommateurs. Et dans un autre (à lire là), je présentais l’utilisation des techniques d’eye-tracking et des variables modératrices pour améliorer l’efficacité des tests consommateurs.

 

 

 

 

Aujourd’hui ce sont deux autres techniques que je présente : le test d’association implicite, et la validité prédictive.

 

 

LES TESTS D’ASSOCIATION IMPLICITE

 

Le test d’association implicite (en anglais Implicit Association Test, ou IAT) est un test psychologique évaluant dans quelle mesure deux concepts sont inconsciemment liés dans notre cerveau.

 

 

L’idée est que les consommateurs associent très rapidement deux concepts qui sont étroitement liés dans leur esprit. Et moins rapidement deux concepts qui ne le sont pas. Par exemple, des mots du concept « vacances » (voyage, aéroport, hôtel, plage, restaurant, boutique, randonnée) seront plus automatiquement et rapidement classés avec des mots du concept « été » (soleil, mer, bermuda, robe, fruits, lumière).

 

 

Les tests d'association implicite permettent d'évaluer dans quelle mesure deux concepts sont inconsciemment liés dans notre cerveau Cliquez pour tweeter

 

 

À l’inverse, des mots du concept « travail » (taxi, réunion, costume, ordinateur, bureau, collègues) seront plus automatiquement et rapidement classés avec des mots du concept « automne » (orange, potiron, châtaignes, avent, froid, pluie). Évidemment, certains mots du concept « vacances » ou « travail » peuvent être classés également dans les deux concepts « été » et « automne ».

 

 

IAT tests consommateursLe test d’association implicite consiste finalement à demander aux participants de classer des mots dans des combinaisons de concept. Par exemple « vacances/été » vs. « travail/automne », ou « vacances/automne » vs. « travail/été »). Imaginons que les concepts « vacances » et « été » soient plus étroitement liés que « vacances » et « automne » dans le cerveau des consommateurs. Alors on s’attend à ce que les participants classent plus rapidement et automatiquement les mots des listes ci-dessus (soleil, fruit, froid, pluie…) avec une combinaison de concepts (« vacances/été ») plutôt qu’une autre (« vacances/automne »).

 

 

Les tests d’association implicite sont complexes mais vous pouvez en découvrir plus sur sur la page wikipédia dédiée. L’important est de comprendre que les IATs permettent d’identifier les associations conceptuelles inconscientes des individus.

 

 

QUELLE APPLICATION POUR LES TESTS CONSOMMATEURS ?

 

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Les tests d’association implicite peuvent être utilisés dans un contexte de tests consommateurs. Par exemple, vous souhaitez connaître l’opportunité de sourcer du café auprès d’un nouveau fournisseur en Asie. Vos consommateurs sont-ils prêts à acheter du café de provenance asiatique ? Et pas africaine ou sud-américaine comme vos produits actuels ? Un test d’association implicite évaluera l’association mentale inconsciente de vos consommateurs entre le concept « café » et la provenance asiatique.

 

 

 

 


Deux cas de figure peuvent se présenter. Premier résultat, vos clients associent extrêmement bien le concept « café » avec les provenances africaine et sud-américaine. Mais très peu avec une provenance asiatique. Vendre un café de provenance asiatique semble alors aventureux. Deuxième cas, l’association mentale inconsciente entre le concept « café » et les provenances africaines et sud-américaines n’est pas aussi forte qu’attendue. Il existerait alors une fenêtre d’opportunité pour marketer un café d’une autre origine, par exemple asiatique.

 

 

Ces résultats peuvent ensuite être confirmés en testant la validité prédictive de différentes options de packagings.

 

 

TESTS CONSOMMATEURS : LA VALIDITÉ PRÉDICTIVE

 

Un test consommateur basé sur les neurosciences et la psychologie vous permet également de tester la validité prédictive des effets du packaging sur les perceptions. Il s’agit de comprendre si les perceptions générées peuvent affecter les intentions et les comportements dans la vie réelle. C’est-à-dire au-delà d’une simple réponse subjective à un questionnaire.

 

 

Par exemple, notre dernier client souhaitait insister sur la fabrication d’origine française de ses pâtes. Nous avons testé si ses nouveaux packagings pouvaient affecter la représentation de fabrication française de ce produit dans un comportement quotidien. Nous avons proposé aux participants une liste de 6 plats : 3 français et 3 italiens. Puis nous leur avons demandé de classer ces plats en fonction de la probabilité qu’ils utilisent le produit en question pour les cuisiner.

 

 

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Si le nouveau packaging génère une perception de fabrication française efficace, on s’attend à ce que les participants choisissent préférentiellement de cuisiner les plats typiquement français plutôt qu’italien avec le produit. Et ce sont les résultats que nous avons obtenus ! Les anciens packagings étant, à l’inverse, préférentiellement utilisés pour cuisiner les plats italiens.

 

tests consommateurs psychologie packaging

 

Pour reprendre l’exemple des cafés, on pourrait tenter de déterminer dans quelles situations (travail, restaurant, station d’autoroute, salon de thé…) les consommateurs souhaiteraient consommer tel type de café (asiatique, sud-américain ou africain). Toutes les situations ne renvoyant pas aux mêmes attentes quant à la qualité de service et des produits servis. Un tel test évaluera la pertinence d’un café de provenance asiatique et son attractivité auprès de vos clients.

 

 

En conclusion, les neurosciences permettent de mettre en place des études consommateurs fiables et efficaces grâce à des techniques innovantes. De cette manière vous pouvez accéder à des données pertinentes pour votre stratégie, tout en évitant les biais des tests consommateurs traditionnels.

 

 

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À PROPOS DE L’AUTEUR :

Dr. Morgan DAVID   

Ancien chercheur et spécialiste des sciences comportementales, Morgan DAVID a fondé et dirige le cabinet ANALYTICA en France et au Royaume-Uni. ANALYTICA utilise la manière dont fonctionne notre cerveau afin de proposer des services dans différents domaines comme le marketing & les ventes ANALYTICA est le créateur du concept des PsychoSegments, du service de neuromarketing CogniSales, et du service de menu engineering nouvelle génération CogniMenu.

 

 

 

UX neurosciences

Pourquoi l’UX a besoin des neurosciences

UX neurosciences psychologie

Les entreprises recourent de plus en plus à l’expérimentation pour développer leur stratégie marketing et commerciale. L’expérimentation est une excellente manière d’obtenir des données objectives et fiables afin de prendre des décisions stratégiques éclairées. Cela passe par des tests UX et des tests A/B. Nous expliquons dans ce post pourquoi et comment les neurosciences peuvent booster l’efficacité des tests UX.

 

 

TESTS UX & EXPÉRIMENTATION

tests consommateurs neurosciences

Dans son livre récent, Thomke explique comment les entreprises qui ont mis en place des systèmes d’expérimentation de leur stratégie commerciale ont une efficacité inégalée et une avance sur leurs concurrents.

 

Les tests UX (User eXperience, expérience-utilisateur) prennent généralement la forme de tests A/B. Typiquement, différentes versions (A, B, n…) d’un visuel, d’une page internet ou d’un message sont conçues. Puis, leur efficacité relative en termes d’impact auprès des utilisateurs est mesurée en conditions réelles d’utilisation. C’est un bénéfice non-négligeable quand on connait l’écart entre les déclarations subjectives des consommateurs et leur comportement réel.

 

 

Les tests UX et A/B mesurent directement les comportements et les décisions des consommateurs. Il est donc probable que la connaissance préalable de la psychologie et des mécanismes de décision des consommateurs apporte une plus-value aux tests UX.

 

 

 

La connaissance préalable de la psychologie et des mécanismes de décision des consommateurs apportent une plus-value aux tests UX Cliquez pour tweeter

 

 

UX : UNE HISTOIRE DE PEUGEOT ET DE RENAULT

 

Prenons un exemple simple pour bien comprendre. Supposez que vous soyez le directeur marketing d’une chaîne de concessions automobiles. Pour renouveler la landing page de votre site internet et la première page de votre brochure, vous hésitez entre une photo de voitures de marques Renault, ou Peugeot. Vous réalisez donc des tests consommateurs A/B afin de déterminer quelle photo a le plus d’impact sur vos clients. Cet impact peut être la proportion d’internautes poursuivant leur visite sur votre site, le taux de conversion, le CA généré, le taux de rebond, la demande d’informations, ou la génération d’une perception de qualité ou de fiabilité chez les consommateurs.

 

 

UX neurosciences psychologieLes résultats tombent ! Votre indicateur montre un impact de 70% lorsqu’une voiture de marque Peugeot est présentée en page d’accueil, contre 30% pour Renault. Peugeot impacte les consommateurs plus favorablement que Renault.

 

 

Mais ce que le directeur marketing ne sait pas, c’est qu’un visuel de la marque Mercedes Benz aurait généré un impact encore plus important sur ses clients. La perception de qualité et de fiabilité grimpant de 70% (pour Peugeot) à 85% pour Mercedes Benz lorsque Peugeot, Renault et Mercedes Benz sont comparés ensemble. Soit un gain de 15% !

 

 

Résumons simplement. L’UX, c’est la comparaison expérimentale entre Peugeot et Renault. Les neurosciences, c’est l’ajout de la version Mercedes Benz. Avec les neurosciences, vous pouvez anticiper la psychologie des consommateurs pour ajouter aux tests A/B et UX des versions dont vous pouvez prévoir l’impact.

 

 

Les neurosciences permettent d’anticiper la psychologie des consommateurs pour ajouter aux tests A/B et UX des versions dont on peut anticiper l’impact Cliquez pour tweeter

 

 

TESTS A/B & PACKAGING

 

Prenons l’exemple d’une marque de confiserie qui souhaite renouveler son packaging. Ses marketeurs procèdent à un test consommateurs. L’impact de plusieurs versions d’emballage de tablettes de chocolat est testé. Sur certains packagings, le logo est en bas, et sur d’autres en haut. Le fond du packaging change de couleur. Les informations nutritionnelles se trouvent sur un côté ou au dos du paquet. Le logo « Agriculture Biologique » est plus ou moins gros… Dans tous les cas, des tests consommateurs désigneront forcément un vainqueur. C’est-à-dire un emballage générant une intention d’achat ou une préférence supérieures aux autres.

 

 

UX neurosciences psychologie

 

 

Mais les neurosciences pourraient booster l’efficacité du test. Comment ? En réduisant les versions du packaging testées à celles dont des études ont montré qu’elles sont le plus impactant pour les consommateurs. Reprenons l’exemple des tablettes de chocolat. Des études scientifiques montrent qu’un emballage présentant un axe de symétrie vertical retiendra l’attention des consommateurs moins longtemps qu’un emballage au design asymétrique. Un packaging au design asymétrique pourrait donc favorablement impacter les consommateurs.

 

 

UX : COMPRENDRE LES CAUSES DES COMPORTEMENTS

 

UX neurosciences psychologie

Le deuxième intérêt d’appliquer les neurosciences aux tests UX réside dans l’interprétation des résultats obtenus. Bien souvent, les différentes versions d’un support testé en UX sont le fruit de l’intuition des concepteurs et des designers. Malheureusement, les tests UX permettent rarement d’établir les relations de cause à effet à l’origine des résultats obtenus. C’est là où les neurosciences et la psychologie du consommateur apportent une valeur ajoutée aux tests UX.

 

 


Les neurosciences mettent du sens là où les tests UX obtiennent une « simple » corrélation. Comprendre les causes psychologiques du plus fort impact d’une landing page ou d’un visuel, à l’aide des variables modératrices par exemple (nous en parlons dans ce post), permet de développer un concept sur des données correctement interprétées, et potentiellement généralisables à d’autres contextes.

 

 

 

 

Reprenons l’exemple des tablettes de chocolat. Malheureusement, après la mise sur le marché d’un packaging asymétrique, les ventes diminuent de 10%. Pour en comprendre l’origine, retour aux neurosciences. Les paquets asymétriques, même s’ils retiennent plus l’attention, sont en fait considérés comme plus difficiles à lire par les consommateurs. Ils renvoient également à une perception de qualité du produit moins élevée. D’où l’intérêt de comprendre la cause des perceptions des consommateurs. Cette compréhension guidera la conception des prochaines versions marketing qui seront testées via l’UX.

 

 

C’est en anticipant l’impact de différentes versions d’un support marketing sur la psychologie du consommateur que les neurosciences peuvent donner plus de sens aux tests UX. Et ainsi aiguiller leur interprétation afin d’aider à la prise de décision stratégique des décideurs marketing.

 

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À PROPOS DE L’AUTEUR :

Dr. Morgan DAVID   

Ancien chercheur et spécialiste des sciences comportementales, Morgan DAVID a fondé et dirige le cabinet ANALYTICA en France et au Royaume-Uni. ANALYTICA utilise la manière dont fonctionne notre cerveau afin de proposer de meilleurs produits et de meilleurs services dans différents domaines comme le marketing, les ventes, la communication… ANALYTICA est le créateur du concept des PsychoSegments, du service de neuromarketing CogniSales, et du service de menu engineering nouvelle génération CogniMenu.

 

 

predicta football recrutement mental

Comment prédire les performances futures des jeunes footballeurs ?

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Seulement 0.5% des jeunes de centre de formation termine un jour en équipe première. Les clubs de football gagneraient beaucoup à pouvoir prédire les chances de succès de leurs jeunes au niveau professionnel. Mais est-ce seulement possible ? Et si oui comment ?

 

 

 

 

Commençons par le début. Pourquoi ces chiffres sont-ils si bas ? Pourquoi la plupart des jeunes joueurs sur lesquels les clubs de football investissent en centre de formation ne feront jamais de carrière professionnelle décente ?

 

 

predicta football recrutement mentalLa raison est très simple. Plus on tente d’identifier les talents à un jeune âge, et moins on peut anticiper leur capacités à l’âge adulte. La croissance et la maturation passent par là et rebattent continuellement les cartes. Pire, il existe des études qui montrent que les footballeurs les plus talentueux à l’adolescence seront moins performants que les autres à l’âge adulte.

 

 

 

Les footballeurs les plus talentueux à l'adolescence seront moins performants que les autres à l'âge adulte Cliquez pour tweeter

 

 

DES DONNÉES SCIENTIFIQUES

 

Je reformule car c’est une information qui peut paraître incroyable… Nous parlons des adolescents qui arrivent à maturité avant les autres, ceux qui seront repérés en premier car ils sautent plus haut et courent plus vite que les autres. Ces adolescents montrent des performances ultérieures plus faibles que les adolescents arrivant à maturité plus tard. Une étude scientifique, menée par une équipe de chercheurs européens (graphique ci-dessous), a montré que les adolescents de leur échantillon arrivant à maturité plus tard que les autres avaient plus de chances de jouer à 22 ans pour une équipe professionnelle de 1ère division européenne (La Liga, Premier League, Bundesliga, Série A ou Ligue 1) ou une équipe nationale !

 

 

predicta football recrutement mental

 

 

Des exemples réels de joueurs pas forcément avantagés au niveau morphologique mais ayant réalisé une carrière professionnelle exemplaire viennent forcément à l’esprit : Éric Carrière, Benoît Pedretti, Jamie Vardy, Mathieu Valbuena…

 

 

LES LIMITES DU SCOUTING TRADITIONNEL

 

Mais ce n’est pas tout ! Les biais liés aux méthodes traditionnelles de scouting sont directement observables par l’effet d’âge relatif. L’effet d’âge relatif correspond à l’observation que plus de la majorité des professionnels est née dans les 6 premiers mois de l’année. Cette situation se retrouve par exemple dans les 5 grands championnats européens.

 

 

relative age effect football

Pourcentage de joueurs nés dans les différents trimestres de l’année, dans les 5 grands championnats européens

 

 

Imaginons que le mois de naissance à l’intérieur d’une catégorie de jeunes n’a pas d’importance. On devrait alors retrouver en proportions équivalentes au niveau professionnel des joueurs nés tous les mois de l’année… Mais ce n’est pas le cas ! L’effet d’âge relatif reflète une sélection à l’adolescence sur des critères physiques, morphologiques et techniques… À une période de la vie où quelques mois de différence ont énormément d’importance sur les performances. Résultat, les professionnels de vos effectifs étaient effectivement les meilleurs au moment de leur détection… à 14 ans… !

 

 

L'effet d'âge relatif reflète une sélection à l'adolescence où quelques mois de différence ont énormément d'importance sur les performances Cliquez pour tweeter

 

 

Pour résoudre ces biais de recrutement, il existe des techniques telles que le bio-banding, ou la méthode des maillots ordonnés (ordered shirts technique). Ces techniques peuvent être efficaces pour contrer certains biais du scouting traditionnel, mais demandent une organisation souvent conséquente à l’échelle de plusieurs clubs.

 

Alors quelles solutions si les évaluations des capacités physiques, techniques et morphologiques ne sont pas fiables chez les adolescents ? Et si on allait voir du côté des capacités cognitives et mentales ?

 

 

FOOTBALL : LE RÔLE DES CAPACITÉS COGNITIVES & MENTALES

 

L’intérêt des évaluations psychologiques chez les footballeurs est qu’elles sont plus fiables que les évaluations physiques. Les capacités cognitives et mentales peuvent évoluer entre l’adolescence et l’âge adulte. Mais souvent, les différences entre joueurs vont être conservées au cours du temps. En d’autres termes, un joueur plus créatif que la moyenne à 14 ans a beaucoup de chances d’être toujours plus créatif que la moyenne à l’âge adulte.

 

 

capacités cognitives psychologiques mentales

 

 

Les capacités cognitives et mentales sont donc des bonnes cibles du recrutement prédictif. Et à ce niveau, les résultats d’études scientifiques ont dépassé les attentes. Typiquement, ces études évaluent certaines dispositions psychologiques chez des adolescents entre 12 et 16 ans. Puis, dans un deuxième temps, suivent l’évolution de leur carrière en centre de formation puis au niveau professionnel.

 

 

Il suffit de connaître les résultats d'évaluations psychométriques d'un adolescent pour prédire sa réussite au niveau professionnel Cliquez pour tweeter

 

 

Résultat : certaines dimensions psychologiques, évaluées pendant l’adolescence, prédisent les performances au niveau professionnel, comme le nombre de buts marqués ou de matches joués en 1ère division nationale ! Il suffit ainsi de connaître les résultats d’évaluations psychométriques d’un adolescent pour prédire sa réussite au niveau professionnel. Autonomie, créativité, engagement individuel, compétitivité font partie des capacités cognitives et mentales qui prédisent les performances à l’âge adulte.

 

 

predicta football recrutement mental

 

 

IDENTIFIER LES FUTURS TALENTS AVEC PREDICTA FOOTBALL

 

Forts de ces études scientifiques, nous avons créé PREDICTA FOOTBALL, le premier outil scientifique d’identification des talents pour le recrutement prédictif. Cet outil consiste ainsi en des analyses d’évaluations psychométriques des jeunes footballeurs. Les joueurs passent d’abord une batterie de tests psychologiques et cognitifs. Les scores individuels sont ensuite traités dans des algorithmes développés par nos soins. Enfin, nous classons les joueurs en fonction de leur probabilité de réussir au niveau professionnel dans le futur.

 

Le but de PREDICTA FOOTBALL est d’identifier les futurs talents avant qu’ils ne soient visibles par tous. Et en conséquence d’aider les clubs à prendre les bonnes décisions d’investissement sur les jeunes footballeurs.

 

 

predicta football recrutement mental

 

 

Cela veut-il dire que le recrutement et le scouting traditionnels sont passés d’âge ? Pas tout à fait. Car les facteurs qui déterminent les performances futures des jeunes footballeurs sont multiples. Quel intérêt de miser sur un jeune avec d’excellents scores psychométriques, mais qui rate un plat du pied sur deux ? À l’inverse, que penser d’un jeune dont 100% des contrôles sont millimétrés mais qui obtient des scores psychométriques et cognitifs faibles ?

 

Dans les deux cas, ce qui compte est la combinaison de différentes évaluations (techniques, physiques, psychologiques…). Elle vous permet de prendre une décision avec plus de précision et de certitude si que si vous n’aviez accès qu’à un type de données. En conclusion, les évaluations psychométriques et cognitives doivent être utilisées en combinaison avec les évaluations plus classiques du scouting traditionnel (morphologie, technique, tactique, vision du jeu, etc…).

 

 

predicta football recrutement mental

 

 

À notre époque, la compétition pour identifier les jeunes talents dans le football est internationale et intense. Les méthodes traditionnelles de scouting sont biaisées et atteignent leurs limites. Un outil de recrutement prédictif tel que PREDICTA FOOTBALL, basé sur des études scientifiques rigoureuses, est le meilleur allié des clubs pour identifier les talents de demain avec une précision scientifique et avant les autres, investir de manière plus certaine et efficace, et détecter les talents cachés avant qu’ils ne soient visibles par tous !

 

predicta football recrutement mental

 

 

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À PROPOS DE L’AUTEUR :

Dr. Morgan DAVID   

Ancien chercheur et spécialiste des sciences comportementales, Morgan DAVID a fondé et dirige le cabinet ANALYTICA en France et au Royaume-Uni. ANALYTICA utilise le fonctionnement de notre cerveau pour proposer de meilleurs produits et services dans l’innovation, le marketing, la communication… ANALYTICA est le créateur du concept des PsychoSegments, du service de neuromarketing CogniSales, du service de menu engineering nouvelle génération CogniMenu, et de l’outil d’identification des talents sportifs PREDICTA FOOTBALL

 

 

 

études consommateurs neurosciences packaging

Études consommateurs & neurosciences : des techniques de pointe

études consommateurs neurosciences packaging

Quelles techniques de neurosciences pour améliorer l’efficacité et la fiabilité des études consommateurs ? Dans ce post j’en décris deux : l’eye-tracking et les variables modératrices.

 

 

 

Dans un précédent post, j’expliquais l’intérêt d’utiliser les sciences comportementales pour améliorer l’efficacité des études consommateurs. Maintenant que vous en êtes convaincu, voici une brève description de techniques et d’outils utilisés.

 

 

Nous mettons deux outils en lumière dans ce post : l’eye-tracking et les variables modératrices.

 

 

ÉTUDES CONSOMMATEURS & NEUROSCIENCES : L’EYE-TRACKING

 

L’eye-tracking est une des techniques les plus connues du neuromarketing. L’eye-tracking consiste à comprendre comment et où les consommateurs portent leur attention. L’outil d’eye-tracking aide à déterminer quelles zones d’un support de communication doivent exposer des informations importantes.

 

 

études consommateurs eye-trackingLes usages sont multiples : menu de restaurant, packaging, page web, publicité, rayon d’un magasin… Dans toutes ces situations, il est important de savoir où les consommateurs portent leur attention. On peut également évaluer l’attention que va susciter une promesse particulière sur un packaging. Notamment en mesurant le temps de fixation. C’est-à-dire le temps que le consommateur portera son attention sur la promesse.

 

 

Par exemple, vous observez que les consommateurs portent majoritairement leur attention sur le bas de votre paquet de céréales. Ce peut être le bon endroit du packaging pour indiquer la promesse d’apport journalier en termes de fibres. Vos clients portent plus d’attention en bas à gauche de la carte des vins de votre restaurant ? Ce peut être le bon endroit pour proposer les vins au verre qui génèrent une marge plus importante.

 

 

L'eye-tracking aide à déterminer quelles zones d’un support de communication doivent exposer des informations importantes Cliquez pour tweeter

 

 

UNE QUESTION DE DISPONIBILITÉ DE L’INFORMATION

 

études consommateurs eye-tracking

L’eye-tracking est particulièrement intéressant pour des publicités vidéos. Mais également pour des mises en situations réelles comme des études consommateurs dans des rayons de magasin reconstitués. La raison à cela est simple. Dans les deux situations, les informations sur les produits ou les promesses ne sont accessibles au consommateur que dans un temps ou un espace limité.

 

En d’autres termes, les consommateurs n’auront pas assez de temps pour détailler toutes les informations mises à leur disposition. C’est dans ce contexte que savoir où votre consommateur porte son attention prend toute son importance.

 

 

En conclusion, l’eye-tracking est un outil utilisable pour des études consommateurs. Particulièrement lorsque la disponibilité des informations que vous souhaitez leur transmettre est limitée dans le temps.

 

 

ÉTUDES CONSOMMATEURS & NEUROSCIENCES : LES VARIABLES MODÉRATRICES

 

L’intérêt des études consommateurs basées sur les sciences comportementales est l’utilisation de variables « modératrices ». Ces variables permettent de déterminer les causes des perceptions et des jugements des consommateurs. Pour notre dernier client par exemple, nous souhaitions déterminer si les nouveaux packagings accompagnés d’une promesse de fabrication française généraient des jugements positifs. Nous prédisions que la tendance à acheter français pourrait influencer l’évaluation de cette nouvelle promesse. Nous avons ainsi mesuré pour chaque participant, à l’aide d’une échelle psychométrique d’ethnocentrisme, la tendance à acheter français.

 

 

Cette tendance améliorait effectivement l’évaluation de la promesse de fabrication française. Aussi, et de manière inattendue, même les consommateurs montrant une faible tendance à acheter français évaluaient positivement la promesse de fabrication française ! Nous n’avions pas anticipé ce résultat mais il a permis à notre client de réajuster sa stratégie marketing.

 

 

Les variables modératrices aident à segmenter sa cible pour convaincre efficacement différents profils de consommateurs Cliquez pour tweeter

 

 

Les mesures d’ethnocentrisme ont permis de conclure que l’effet positif de la promesse n’était pas artificiellement générée par les consommateurs qui achètent habituellement français. La nouvelle promesse était tout à fait pertinente pour la nouvelle stratégie marketing mise en place.

 

 

De manière générale, les variables modératrices permettent de comprendre les différences de perception et de jugement entre les consommateurs. C’est un outil primordial si l’on veut segmenter sa cible pour convaincre efficacement différents profils de consommateurs (voir l’article ci-dessous).

 

 

 

UN EXEMPLE DANS LE PACKAGING DU VIN

 

Dans l’exemple ci-dessous, les bouteilles de vin présentées avec une boîte en bois avec informations (« Explanatory box ») ou avec une fenêtre transparente (« Transparent box ») sont jugées plus attractives par les consommateurs (« Product attitude »). Quelle en est la raison ? Pour comprendre, les chercheurs ont mesuré la perception de l’aspect luxueux du packaging (« Perceived luxuriousness »). Un aspect luxueux génère effectivement de meilleurs scores par rapport aux boîtes simples (« Plain box »). Cette découverte pourra permettre de remodeler le futur packaging de la marque de manière plus précise. Notamment en cherchant à optimiser les perceptions de luxe chez les clients.

 

 

études consommateurs neurosciences packaging

 

 

Les variables modératrices sont utiles pour comprendre les causes des perceptions et des jugements des consommateurs. Elles permettent un diagnostic plus précis de l’impact de vos produits ou de vos packagings. Mais aussi de segmenter sa cible pour marketer plus efficacement. Et enfin elles aident à une prise de décision stratégique plus précise qu’avec des études consommateurs déclaratives traditionnelles.

 

 

Dans notre prochain post, nous présenterons deux autres techniques de neurosciences appliquées aux études consommateurs : les tests d’association implicite et la validité prédictive.

 

 

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À PROPOS DE L’AUTEUR :

Dr. Morgan DAVID   

Ancien chercheur et spécialiste des sciences comportementales, Morgan DAVID a fondé et dirige le cabinet ANALYTICA en France et au Royaume-Uni. ANALYTICA utilise la manière dont fonctionne notre cerveau afin de proposer de meilleurs produits et services dans différents domaines comme le marketing, les ventes, la communication… ANALYTICA est le créateur du concept des PsychoSegments, du service de neuromarketing CogniSales, et du service de menu engineering nouvelle génération CogniMenu.

 

 

 

tests consommateurs neurosciences

Comment améliorer les tests consommateurs grâce aux sciences comportementales ?

tests consommateurs neurosciences

Partons d’un constat simple : les consommateurs ne disent pas ce qu’ils font, et ne font pas ce qu’ils disent. Comment accéder à la manière dont les consommateurs perçoivent et jugent réellement vos produits et packaging ?

 

 

 

Dans son livre « Experimentation works », Stefan Thomke, professeur à la Harvard Business School, cite un manager de Booking (booking.com) à propos des comportements des experimentation works Stefan Thomkeconsommateurs :

 

« Tous les jours nous observons des preuves que les gens sont mauvais pour prédire. Nos prédictions sur la manière dont nos consommateurs se comportent sont fausses 9 fois sur 10 ».

 

 

TESTS CONSOMMATEURS TRADITIONNELS VS. BOOSTÉS PAR LES NEUROSCIENCES

 

Les tests consommateurs traditionnels sont utiles pour comprendre les envies, les préférences ou les habitudes de vos clients. C’est une phase stratégique du développement d’un produit ou d’un packaging. Mais une fois la ligne stratégique décidée, comment être sûr que les créations, les conceptions et les messages vont être correctement perçus par les consommateurs ?

 

 

tests consommateurs neurosciencesEst-ce que la couleur et la texture du nouveau téléphone sont en adéquation avec la promesse de l’appareil le plus léger du marché ? Est-ce qu’un drapeau français est suffisant pour faire comprendre que le produit est fabriqué en France ? La police d’écriture reflète-t-elle un produit de qualité et authentique ? La cuillère dans le bol sur le paquet de céréales doit-elle être disposée à droite ou à gauche ? Le fond de la publicité doit-il être de la même couleur que le produit présenté ? Le triangle de fenêtre transparente du paquet de pâtes doit-il pointer vers le haut ou vers le bas ?

 

 

Des tests consommateurs basés sur la psychologie permettent d’accéder de manière objective aux perceptions et aux jugements des participants Cliquez pour tweeter

 

 

Ces questions sur l’impact et l’efficacité des produits et des packagings sont difficilement répondues avec des tests consommateurs traditionnels. Mais toutes ont par le passé trouvé des réponses grâce aux sciences comportementales. Des tests consommateurs basés sur la psychologie permettent d’accéder de manière objective aux perceptions et aux jugements des participants. Ils sont aussi utiles pour accéder aux jugements inconscients de vos clients. Ces jugements qu’ils ne verbalisent pas car les réponses aux questions qu’on leur pose habituellement sont biaisées et influencées par de nombreux facteurs ! Cela signifie que vous obtiendrez une information précise sur l’effet psychologique véritable que génère votre produit ou son packaging sur les consommateurs (écriture, couleur, promesse, poids, taille, texture…).

 

 

tests consommateurs neurosciences

 

 

DES EXEMPLES DE TESTS CONSOMMATEURS…

 

Pour ces produits, la version foncée était évaluée par les consommateurs comme plus lourde et plus durable, mais aussi moins pratique à utiliser, que la version claire.

 

 

tests consommateurs neurosciences

 

 

Dans cet exemple, des fabricants de biscuits et de jus de fruit ont testé si un dessin « personnifié » améliorait les intentions d’achat des produits. Les tests consommateurs montrent que l’effet du dessin personnifié dépend du type de produit vendu. Il améliore les intentions d’achat pour un produit plutôt « hédonique » et calorique (les biscuits = vice product). Toutefois, il diminue les intentions d’achat du produit plutôt « sain » (le jus de fruit = virtue product).

 

 

tests consommateurs neurosciences

« Vice product » correspond aux cookies, et « Virtue product » correspond au jus de fruit

 

 

Prenez cette infographie sur le nouveau packaging des soupes Campbell’s. Chacune des améliorations apportées a été testée et validée par des études portant sur les perceptions et les jugements des consommateurs. Des tests consommateurs traditionnels n’aurait pas pu déceler que le logo placé en haut attirait trop l’attention. Ou que la cuillère engendrait peu de réactions émotionnelles.

 

 

tests consommateurs neurosciences

 

 

L’intérêt d’utiliser les neurosciences et la psychologie pour des tests consommateurs est donc multiple :

 

ÉVITER D’INFLUENCER LES RÉPONSES DES PARTICIPANTS

 

sondage neurosciences conformité

Il est effectivement très facile d’influencer les réponses des participants à un sondage. Il suffit de poser les questions d’une manière à encourager un type de réponse. L’exemple ci-contre est tiré du journal dijonnais « Le Bien Public ». Si vous ne voyez pas comment la question posée peut influencer les réponses, nous vous conseillons une lecture de notre post sur les biais cognitifs et les nudges.

 

 

L’influence d’un questionnaire sur les réponses obtenues n’est pas toujours aussi évidente. Bien souvent, le concepteur du questionnaire n’a pas conscience de cette influence. Les données récoltées sont alors inexploitables, de mauvaise qualité, et vont pourtant servir à guider des décisions stratégiques. Steve Jobs, le PDG emblématique d’Apple, déclarait par exemple en 2003 :

 

 

« Les consommateurs nous ont dit, redit, encore et toujours, qu’ils ne voulaient pas louer leur musique… ils ne veulent pas de souscriptions »

 

 

À l’inverse, des tests consommateurs basés sur des principes scientifiques de psychologie sociale permettent d’accéder aux perceptions et aux jugements des participants en toute objectivité. Et notamment les représentations et les jugements inconscients que les consommateurs ne peuvent pas verbaliser.

 

 

DÉTERMINER LES PERCEPTIONS & LES JUGEMENTS DES CLIENTS AU-DELÀ DES PRÉFÉRENCES DÉCLARATIVES

 

Si vous pensez que les tests consommateurs servent uniquement à comprendre si votre cible préfère votre produit ou votre packaging, alors les neurosciences ne vous apporteront rien ! De simples questionnaires comme il en existe déjà sont suffisants pour comprendre les préférences. Au contraire, les sciences comportementales permettent de réaliser des tests consommateurs innovants. Les informations et les données récoltées sur l’impact d’un produit ou d’un packaging sont potentiellement infinies.

 

 

Chaque détail d’un produit ou d’un packaging peut avoir un impact important sur les perceptions des consommateurs Cliquez pour tweeter

 

 

Les tests consommateurs basés sur les neurosciences servent à vérifier que votre nouveau produit ou packaging génère la perception attendue. Ils permettent de réellement comprendre les jugements que vos clients portent de manière inconsciente sur vos produits et packaging. Ces mêmes jugements qu’ils ne peuvent pas verbaliser correctement. Chaque détail d’un produit ou d’un packaging peut avoir un impact important sur les perceptions des consommateurs. C’est pourquoi les sciences comportementales deviennent indispensables pour vos tests consommateurs.

tests consommateurs neurosciences

 

 

Dans l’exemple ci-contre, les étiquettes de bouteilles de champagne varient en complexité. Vous souhaitez que votre champagne transmette au consommateur un caractère plutôt féminin, c’est l’étiquette de droite qu’il faudra utiliser. Souhaitez-vous transmettre une impression de modernité et d’authenticité ? L’étiquette de gauche générera plutôt ces perceptions. Ces conclusions auraient-elles pu être atteintes grâce à l’intuition du concepteur ou à l’aide de tests consommateurs traditionnels ? Non.

 

 

 

 

 

EN RÉSUMÉ

 

En conclusion, les sciences comportementales permettent d’accéder à beaucoup plus de données que ce que les tests consommateurs traditionnels permettent. Perceptions, représentations, jugements, intentions… Les neurosciences, via la psychologie sociale, possèdent les outils techniques pour évaluer avec précision l’impact objectif d’un nouveau produit ou packaging sur les consommateurs. Au-delà du déclaratif souvent biaisé et subjectif ! Vos clients montrent des jugements et des représentations inconscientes que des tests consommateurs déclaratifs traditionnels n’identifient pas. Parce que chaque détail de conception peut avoir une influence inattendue mais substantielle sur les perceptions et les intentions des consommateurs, les neurosciences apportent une méthode fiable et objective plus efficace que l’intuition ou le hasard.

 

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À PROPOS DE L’AUTEUR :

Dr. Morgan DAVID   

Ancien chercheur et spécialiste des sciences comportementales, Morgan DAVID a fondé et dirige le cabinet ANALYTICA en France et au Royaume-Uni. ANALYTICA utilise la manière dont fonctionne notre cerveau afin de proposer de meilleurs produits et services dans différents domaines comme le marketing, les ventes, la communication… ANALYTICA est le créateur du concept des PsychoSegments, du service de neuromarketing CogniSales, et du service de menu engineering nouvelle génération CogniMenu.

 

 

 

influencer décisions clients neuromarketing ventes

[VIDÉO] Influencer les décisions des clients, le neuromarketing appliqué aux ventes

influencer décisions clients neuromarketing ventes

Un grand merci à Giuseppe Barresi pour cet entretien « Influencer les décisions des clients, le neuromarketing appliqué aux ventes« . Dans cette vidéo nous abordons de multiples sujets, tels que notre service CogniMenu, le menu engineering pour booster les ventes des restaurants; le rôle du neuromarketing pour améliorer l’expérience-client et les ventes; et de manière générale l’importance de la prise en compte de la psychologie des consommateurs pour faire de votre communication, de votre marketing et de vos ventes un succès !

 

 

 

 

Les thèmes abordés dans l’interview « Influencer la décision des clients, le neuromarketing appliqué aux ventes »

 

00:00 Morgan David est Docteur en Sciences du comportement 01:07 Apprendre (peu importe notre domaine) des erreurs typiques des restaurateurs 03:53 Pourquoi proposer trop de choix est néfaste pour votre business 04:58 Faut-il faire figurer (ou pas) la devise dans la présentation du prix ? 07:40 Vaut-il mieux afficher ses prix avec ou sans les décimales ou centimes ? 10:20 Comment un changement d’unité de mesure peut influencer les décisions d’achat 15:01 À quel point le neuromarketing est-il vraiment éthique ? S’agit-il de manipuler les gens ? 19:48 Le neuromarketing est-il vraiment scientifique ? Sur quelles études / données se base-t-il ? 23:24 Que penser des prix psychologiques ? Est-ce pertinent pour tout type de produit et service ? 27:35 Comment augmenter la valeur perçue de nos offres pour faciliter l’acte d’achat ? 32:04 Conseils pour les indépendants, consultants, etc. qui vendent leurs services 36:36 Pourquoi l’expérience client est de plus en plus importante

 

QUI EST MORGAN DAVID ?

 

Morgan David est Docteur en Sciences du comportement et fondateur d’ANALYTICA, un cabinet spécialisé dans l’ingénierie psychologique et comportementale. Par exemple, il a mis en place CogniMenu, un service de « menu engineering » pour booster les ventes des restaurants. Il s’agit d’appliquer le neuromarketing en anticipant les décisions, la psychologie et le comportement des clients dans le restaurant, en optimisant la carte (le menu, sa structure, son organisation, les prix, le wording, etc.) afin d’augmenter les commandes et donc le chiffre d’affaires de l’établissement.

Plus généralement (et c’est l’objet de cette interview) Morgan aide ses clients à mieux communiquer et à augmenter leur chiffre d’affaires grâce au neuromarketing.

Profil LinkedIn de Morgan David https://www.linkedin.com/in/morgan-david-10a67410b/

Site Web du Cabinet ANALYTICA, fondé par Morgan David https://cabinet-analytica.fr

 

 

UN INTERVIEW RÉALISÉ PAR GIUSEPPE BARRESI

 

Interview réalisé par Giuseppe Barresi, le 17 avril 2020.

Giuseppe Barresi est le fondateur de inSolus (studio de développement web et logiciel à Genève) et de CASEO (agence de référencement naturel et consulting SEO Google).

Il est aussi l’initiateur de CARTONNER, un club de réseautage d’affaires pour entrepreneur·e·s et dirigeant·e·s d’entreprises en Suisse romande. Rendez-vous sur https://cartonner.com pour découvrir nos événements de business networking en Suisse romande ou pour recevoir gratuitement des formations en marketing digital.

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Profil LinkedIn de Giuseppe Barresi 👉 https://www.linkedin.com/in/giuseppe-barresi/

Site Web de l’agence inSolus (développement web et logiciel) 👉 https://insolus.com

Site Web de l’agence CASEO (référencement naturel et visibilité Google) 👉 https://caseo.ch

Site Web de CARTONNER 👉 https://cartonner.com

 

 

Neurosciences appliquées au marketing & aux ventes, de quoi parle-t-on ?

neurosciences marketing ventesParmi les innovations marketing et commerciales actuelles, les neurosciences apparaissent en bonne place. Pourquoi ? La raison tient en deux mots : efficacité et performance. Efficacité, car les techniques de neurosciences se basent sur du contenu strictement scientifique. Performance, car les stratégies marketing et commerciales y gagnent en puissance. Dans ce post j’aborde différentes techniques de neurosciences appliquées.

 

DES OUTILS TECHNOLOGIQUES

 

Lorsqu’on évoque les neurosciences et le neuromarketing, ce sont souvent les mêmes images qui viennent à l’esprit. Celles de nouvelles technologies dignes de films de science-fiction, de praticiens en blouse blanche et de scanners de cerveaux indéchiffrables. Si vous y reconnaissez vos propres réflexes mentaux, vous êtes tout à fait normal. Effectivement, une partie du neuromarketing consiste à effectuer des mesures physiologiques chez des consommateurs placés dans différentes situations et soumis à divers stimuli.

 

neurosciences marketing ventesL’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) permet par exemple de comprendre quelles zones du cerveau du consommateur sont activées lorsqu’on le soumet à différents stimuli. L’eye-tracking consiste à déterminer où se porte le regard et l’attention du consommateur lorsqu’il observe une publicité ou les rayons d’un point de vente. La mesure de la conductance dermale est considérée comme une mesure de stress et de concentration.

 

 

QUELLE EFFICACITÉ ?

 

Si l’emploi d’outils technologiques fait en quelque sorte fantasmer les industriels, sa pertinence doit toutefois être relativisée. En effet, ces outils ont une dimension essentiellement descriptive, et peu fonctionnelle. C’est-à-dire qu’ils ne permettent souvent que de mesurer les réactions inconscientes des consommateurs, comme les émotions, à différents stimuli.

 

La valeur prédictive de ces mesures sur les intentions et les comportements est souvent faible. Par exemple, aussi choquants puissent être les spots télévisuels de la prévention routière ou des campagnes anti-tabac, ils n’ont pas beaucoup d’effet sur les comportements.

 

L’eye-tracking permet de comprendre sur quels éléments d’une publicité ou d’un visuel un consommateur porte son attention. C’est un outil intéressant pour le branding. Par exemple pour savoir comment améliorer la familiarité à la marque. D’un point de vue directement fonctionnel toutefois, savoir là où se porte l’attention des consommateurs apporte peu de renseignements pour influencer leur jugement et adapter la stratégie marketing et commerciale. Nous expliquons dans l’article ci-dessous les situations dans lesquelles l’utilisation de l’eye-tracking est recommandée.

 

 

 

 

En conclusion, les outils technologiques représentent les techniques de neuromarketing les plus connues. Leur spectre d’utilisation et leur efficacité reste toutefois limités à des contextes très précis.

 

 

DE LA PSYCHOLOGIE DES CONSOMMATEURS

 

neurosciences marketing ventesLa psychologie du consommateur désigne toutes les techniques issues des connaissances scientifiques sur la manière dont les consommateurs perçoivent l’information, la mémorisent, et ajustent leurs comportements en conséquence. Contrairement aux outils technologiques, les techniques de psychologie du consommateur sont moins connues, mais plus largement et directement applicables :

 

 

 

DES ÉTUDES CLIENTS

 

neurosciences marketing ventes packagingLes études clients de neurosciences permettent de contourner l’aspect déclaratif des études marketing traditionnelles. Les gens ne disent pas ce qu’ils font, et ne font pas ce qu’ils disent. Le neuromarketing va ainsi permettre de questionner les clients de manière indirecte sur leurs perceptions, leurs représentations et leurs jugements.

 

 

Neurosciences vs. marketing traditionnel : les consommateurs ne disent pas ce qu’ils font, et ne font pas ce qu’ils disent... Cliquez pour tweeter

 

C’est une manière détournée de connaître ce qu’ils pensent réellement à propos d’un produit plutôt que de leur demander directement. Par exemple, on pourrait demander à un consommateur s’il achèterait une marque de sauce tomate si la provenance des légumes était française (déclaratif). Au lieu de çà, on peut évaluer la perception du consommateur de la provenance des légumes utilisés à partir du packaging, puis le questionner sur sa préférence d’achat entre deux packagings, l’un mentionnant la provenance locale des légumes, l’autre ne le mentionnant pas.

 

neurosciences marketing ventes packaging

(c) Cabinet ANALYTICA – 2020

 

 

DU PACKAGING

 

packaging

« Vice product » correspond aux cookies, et « Virtue product » correspond au jus de fruit

La littérature scientifique regorge d’études de neurosciences montrant comment certains détails de communication ou du packaging affectent les perceptions inconscientes et les jugements des consommateurs. C’est en comprenant comment ces détails affectent les consommateurs et leurs intentions que l’on peut élaborer une stratégie commerciale percutante et efficace.

 

 

 

 

 

DE LA SEGMENTATION

 

ventes neuromarketingLa prise en compte de la personnalité des clients est aussi un atout pour communiquer efficacement. Si vous pensiez que l’on doive communiquer avec toute une catégorie d’âge de la même façon, repensez-y ! Des études montrent que peu importe le segment (âge, lieu de résidence ou catégorie socio-professionnelle), ajuster son message promotionnel à la personnalité de la cible est beaucoup plus efficace pour générer des ventes.

 

 

 

 

En conclusion, les neurosciences, domaine vaste s’il en est, offrent de nombreuses innovation pour repenser sa stratégie marketing et commerciale et la rendre plus efficace et plus performante.

 

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À PROPOS DE L’AUTEUR :

Dr. Morgan DAVID   

Ancien chercheur et spécialiste des sciences comportementales, Morgan DAVID a fondé et dirige le cabinet ANALYTICA en France et au Royaume-Uni. ANALYTICA utilise la manière dont fonctionne notre cerveau afin de proposer de meilleurs produits et de meilleurs services dans différents domaines comme le marketing, les ventes, la communication… ANALYTICA est le créateur du concept des PsychoSegments, du service de neuromarketing CogniSales, et du service de menu engineering nouvelle génération CogniMenu.

 

 

ventes neuromarketing

Comment appliquer neuromarketing & psychologie aux ventes ?

 

ventes neuromarketing

Dans un précédent post, nous avons expliqué comment le neuromarketing et la psychologie du consommateur amélioraient l’efficacité du design et du packaging des produits. Mais une fois votre produit ou votre service conçus, comment les promouvoir et les commercialiser efficacement pour assurer les ventes ? Encore une fois, le neuromarketing et la psychologie du consommateur apportent des solutions éprouvées.

 

 

 

1) SEGMENTER SES CLIENTS SUR LEUR PSYCHOLOGIE

 

Afin de promouvoir ses produits à large échelle, une technique puissante et révolutionnaire est l’utilisation de segments marketing basés sur la psychologie des clients. Les segments psychologiques déconstruisent les segments traditionnellement utilisés, comme l’âge, le sexe, la catégorie socio-professionnelle, le salaire ou le lieu de résidence.

 

 

Les segments traditionnels sont beaucoup moins précis que les segments psychologiques pour les ventes Cliquez pour tweeter

 

 

Imaginons chaque segment traditionnel comme un cercle contenant un ensemble de personnes lui correspondant. Certains segments vont effectivement se recouper jusqu’à définir des personas. Par exemple, Claire, 38 ans, mariée, 2 enfants, vivant en périphérie de ville moyenne et travaillant comme cadre moyen dans une entreprise publique. Les recherches en psychologie sociale montrent que des dimensions psychologiques, comme l’ouverture à 

ventes neuromarketing

l’expérience, l’extraversion ou le besoin de cognition transcendent ces segments. C’est-à-dire que ces dimensions psychologiques regroupent des personnes issues de segments traditionnels différents !

 

La conséquence ? C’est que les segments traditionnels sont beaucoup moins précis que les segments psychologiques pour initier une démarche de promotion marketing et commerciale. Inutile de communiquer avec tous les trentenaires ou les quadragénaires de telle ou telle manière. L’âge n’est pas le segment le plus pertinent et efficace pour segmenter votre cible. Sa personnalité est beaucoup plus utile.

 

Par exemple, une étude a montré que des ventes d’application mobile augmentaient jusqu’à 79% lorsque le message marketing était ajusté à la personnalité de la cible (voir notre précédent post pour une description plus détaillée). Cette innovation a fait l’objet de la création par ANALYTICA du service exclusif PsychoSegments (voir la vidéo ci-dessous).

 

 

 

 

2) APPLIQUER DES PRIX PSYCHOLOGIQUES

 

prix psychologiques ventesLes prix psychologiques sont une des techniques de psychologie du consommateur les plus populaires. Son principe consiste à fixer des prix en-deçà d’un seuil à partir duquel le produit est perçu comme trop cher. Nous connaissons tous les techniques des terminaisons en 9. Un pantalon sera perçu comme moins cher à 49.99 euros que si son prix était fixé à 50 euros. Mais attention, tous les produits et les services ne sont pas adaptés à l’application des terminaisons en 9. Nous l’expliquions dans un précédent post que vous pouvez retrouver ici.

 

 

 

3) ENCOURAGER LES DÉCISIONS D’ACHATS

 

Comment promouvoir efficacement un produit pour le vendre ? Et surtout, comment décider le consommateur pour un produit en particulier plutôt qu’un autre ? Ce procédé est en fait assez simple car nos décisions sont prédictibles ! En effet, notre cerveau perçoit, analyse l’information et ajuste notre comportement de manière prévisible. C’est ce qu’on appelle les règles de décision.

 

 

Il est facile de prédire les choix des consommateurs lorsqu’on connait les conditions qui déterminent l'achat Cliquez pour tweeter

 

 

Une fois ces règles connues, il est assez facile de prédire les choix des consommateurs pour tel ou tel produit lorsqu’on connait les conditions qui favorisent le choix et l’achat de ce produit. Il suffit au marketeur de reconstituer ces conditions afin d’encourager la vente des produits-cibles. Par exemple ventes CogniMenu menu engineeringles produits à plus forte marge. Cet environnement de choix peut prendre la forme d’une offre commerciale, où le pricing et la structuration de l’offre influence le choix du consommateur, comme nous l’expliquions dans ce post.

 

 

Un exemple très concret est CogniMenu, un service de menu engineering nouvelle génération développé par ANALYTICA. CogniMenu consiste à améliorer l’efficacité commerciale des menus des restaurants. Ainsi, la psychologie du consommateur sert à optimiser l’organisation du menu, sa structure et son pricing. Le but ultime est d’encourager la sélection des plats du menu les plus margés. Cela se traduit en une augmentation du ticket moyen et des bénéfices conséquents pour le restaurant.

 

 

 

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À PROPOS DE L’AUTEUR :

Dr. Morgan DAVID   

Ancien chercheur et spécialiste des sciences comportementales, Morgan DAVID a fondé et dirige le cabinet ANALYTICA en France et au Royaume-Uni. ANALYTICA utilise la manière dont fonctionne notre cerveau afin de proposer de meilleurs produits et de meilleurs services dans différents domaines comme les ventes. ANALYTICA est le créateur du service de neuromarketing CogniSales, et du service de menu engineering nouvelle génération CogniMenu.

 

 

packaging

Comment appliquer neuromarketing & psychologie au packaging & design de produit ?

 

packagingLa réalisation du design et du packaging d’un produit est souvent confiée à des créatifs. Designers, communicants, publicitaires, ces professions sont douées pour aboutir à des créations esthétiques et originales. Aussi, qui dit esthétique ne dit pas forcément en phase avec les perceptions, les décisions et les comportements des consommateurs. Alors comment et pourquoi créer des produits et un packaging avec un impact positif sur la perception et les intentions d’achat des consommateurs ?

 

 

CONCEVOIR UN PACKAGING & UN PRODUIT EFFICACES

 

Proposer des produits et un packaging qui correspondent aux besoins et aux attentes des clients est primordial pour que l’expérience-client et la commercialisation soit un succès.

 

Le neuromarketing et la psychologie du consommateur permettent de prédire quelles caractéristiques d’un produit et de son packaging impacteront les clients Cliquez pour tweeter

 

Le neuromarketing et la psychologie du consommateur permettent de prédire quelles caractéristiques d’un produit et de son packaging impacteront les clients. Notamment en déterminant comment leurs perceptions vont influencer leurs décisions d’achat.

 

 

EXEMPLES D’APPLICATIONS

 

Prenons l’exemple des étiquettes de bouteilles de champagne. Il a été prouvé que des étiquettes présentant un aspect esthétique simple renvoient les consommateurs à une perception de modernité, d’authenticité et de succès. À l’inverse, les bouteilles avec des étiquettes esthétiquement plus complexes sont perçues comme plus féminines et sophistiquées.

 

 

packaging

 

 

Une autre étude prend l’exemple de PC, de valises, de voitures ou de stylos. Elle montre que lorsque ces produits arborent une couleur foncée, ils sont perçus comme plus lourds, plus durables, mais moins pratiques à utiliser que les mêmes produits de couleur plus claire (voir ci-dessous).

 

 

packaging

 

 

Les soupes Campbells’ ont également fait appel au neuromarketing lors du dernier lifting de leur packaging.

 

 

packaging

 

 

Enfin, une étude récente montre que l’utilisation de visuels « mignons », personnifiés (« cute »), ou réalistes (« neutral ») ont des effets sur les intentions d’achats des consommateurs qui varient en fonction du type de produit vendu.

 

 

packaging

« Vice product » correspond aux cookies, et « Virtue product » correspond au jus de fruit

 

 

L’UTILISATION ÉCLAIRÉE DU NEUROMARKETING & DE LA PSYCHOLOGIE

 

Encore une fois, il n’est pas question pour un industriel de tout miser sur les aspects ‘superficiels’ d’un produit. Si votre produit est mauvais en soi, l’expérience-client sera mauvaise et il y a peu de chances que vos clients rachètent le produit dans le futur. Le neuromarketing et la psychologie du consommateur n’ont pas vocation à vendre un produit invendable ou à rendre un produit meilleur qu’il n’est. Le neuromarketing doit, comme toute démarche commerciale, répondre à des critères éthiques.

 

Le neuromarketing n’a pas vocation à vendre un produit invendable ou à le rendre meilleur qu’il n’est. Cliquez pour tweeter

 

Mais sans hypothèses basées sur la manière dont notre cerveau fonctionne, sans tests scientifiques et objectifs, toute interprétation de la manière dont les consommateurs vont réagir face à votre produit n’est souvent que pure spéculation. Avec les conséquences qui en découlent en termes de ventes. Les recherches en psychologie appliquée au design et au packaging regorgent d’études comme celles décrites dans ce post. Alors pour vaincre le hasard et prédire quelles caractéristiques d’un produit ou d’un packaging vont impacter positivement les ventes, le neuromarketing et la psychologie du consommateur se révèlent des alliés redoutablement efficaces !

 

 

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À PROPOS DE L’AUTEUR :

Dr. Morgan DAVID   

Ancien chercheur et spécialiste des sciences comportementales, Morgan DAVID a fondé et dirige le cabinet ANALYTICA en France et au Royaume-Uni. ANALYTICA utilise la manière dont fonctionne notre cerveau afin de proposer de meilleurs produits, et de meilleurs services dans différents domaines tel que le design. ANALYTICA est le créateur du service de neuromarketing CogniSales, et du service de menu engineering nouvelle génération CogniMenu.

 

pnl pour en finir

Pour en finir avec la PNL

pnl pour en finir

 

La Programmation Neuro-Linguistique (PNL) connait actuellement un essor considérable en France. La PNL est une pratique qui théorise et articule nos modes personnels de communication et les modes de pensée et de fonctionnement de notre cerveau. Son ambition avouée est d’utiliser les connaissances des neurosciences afin d’améliorer les pratiques de communication et de réalisation de soi. Alors la PNL, discipline scientifique légitime ou pseudoscience à la mode ?

 

Temps de lecture : ~9 minutes.

 

Je suis un scientifique, ancien chercheur, spécialiste des sciences comportementales. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, l’une des premières réactions de beaucoup d’interlocuteurs lorsque je me présente en réunion professionnelle est « Les sciences comportementales  ? Super ! comme la PNL par exemple ?? ».

 

S’en suit une délicate hésitation pour moi. Je peux expliquer diplomatiquement qu’en tant que scientifique, je me base sur d’autres concepts et théories dont l’efficacité a été scientifiquement prouvée. Je peux aussi passer pour le rabat-joie de service en expliquant que la PNL n’a rien de scientifique et que la seule chose qui ait été prouvée est son inefficacité. Autant briser le suspense dès maintenant… On peut parfaitement à la fois être un scientifique diplomate et passer pour un rabat-joie. Je dirais même que l’un survient rarement sans l’autre !

 

Si dans l’esprit des scientifiques, faire le procès de la PNL est ainsi que frapper un âne mort, la chose est toute différente pour le public. Il faut réellement être immergé dans les milieux professionnels, l’entrepreneuriat, la formation, le conseil, pour se rendre compte de la vague submersive. À la fois des pseudosciences et de la PNL. Congrès dédiés, titres de maîtres praticiens, fédérations, formations spécifiques, la PNL est partout.

 

Dans une France où les gens communiquent de plus en plus mal, est-ce si étonnant que les directions d’entreprise voient comme le messie des techniques qui promettent d’établir un dialogue et une coopération efficace ? Et dans un cadre bienveillant s’il vous plait ! Alors quoi ? Ai-je loupé l’innovation du siècle ?

 

Il faudrait bien un livre entier pour expliquer le développement de la PNL et de sa popularité, pour démontrer son caractère pseudoscientifique, argumenter que dans une société en perte de repères spirituels elle représente le fer de lance des pseudosciences, et en parallèle insister sur le succès du développement personnel dans une société française de plus en plus libérale (voir « La dictature de l’ego » de Matthias Roux). Ce n’est pas l’objet de ce post. Nous allons ici seulement analyser la PNL au double spectre de l’objectivité et de la pertinence.

 

 

LA PNL & SES APPLICATIONS

 

La PNL est un concept que l’on pourrait qualifier de new-age dont l’objet principal est de mettre en relation les représentations mentales, le langage, la mémoire, les idées et les comportements. La PNL a ainsi créé des passerelles entre toutes ces facettes pour les combiner et assister des objectifs de performance, qu’ils soient personnels, sportifs, thérapeutiques.

 

L’un de ses principes phares est celui des mouvements oculaires. Lorsqu’un sujet est soumis à certaines questions précises, les mouvements oculaires qu’il produit seraient caractéristiques des préférences du sujet en termes de systèmes de représentation, de perception, d’utilisation et de mémorisation de l’information (voir ci-dessous). L’on pourrait ensuite ajuster la communication envers différentes personnes de manière individualisée afin de se conformer à leurs canaux de communication préférentiels. Le but ultime étant d’améliorer la coopération au sein d’une équipe, d’améliorer les performances individuelles ou de rendre la thérapie de patients plus efficace.

 

 

PNL pour en finir

 

 

Afin de rentrer dans le vif du sujet et de comprendre les champs d’application de la PNL, voici un court reportage qui nous explique comment Florent Manaudou, champion de natation, a conquis l’or olympique grâce à la PNL.

 

 

 

 

PSEUDOSCIENCES EN TOUS GENRES

 

L’exemple de Manaudou n’est ni anodin ni une goutte d’eau dans un océan de bonnes pratiques. Les exemples de techniques new-age dans le milieu sportif ne manquent pas. On se souvient de l’élimination fracassante de Christine Arron en demi-finale du 100m. aux JO d’Athènes en 2004. Et du scandale qui s’en suivit à propos de la psychothérapeute énergéticienne Fanny Didot-Abadi avec qui elle cessa immédiatement toute collaboration. On apprend même que cette psycho-énergéticienne travaillait sur les ondes dans le stade où son athlète allait concourir et déposait de la poudre sur la ligne de départ…

 

Dans les années 90, l’équipe nationale de football d’Angleterre a fait appel à une guérisseuse, Eileen, avec des techniques surprenantes, délicieusement rapportées par l’enfant terrible Paul « Gazza » Gascoigne : « Eileen a mis sa main sur ma tête, a marmonné des petites phrases, avant d’énoncer doctement que j’avais beaucoup de mauvais esprits dans la tête. Elle m’a expliqué qu’ils se répandaient désormais dans ma maison. Elle a ouvert la fenêtre pour les faire sortir ».

 

Lors des mondiaux 2019 à Doha, la Fédération Française d’Athlétisme a peu apprécié la présence d’un hypnotiseur dans l’hôtel des Français, dont une séance filmée s’est retrouvé illico presto sur les réseaux sociaux.

 

Mais bref, on s’éloigne un peu du sujet de la PNL, même si les promoteurs du développement personnel sont souvent multicartes…

 

 

LE PROCÈS DES PSEUDOSCIENCES

 

Les critiques adressées à la PNL sont les mêmes que celles habituellement formulées envers les pseudosciences. On lui reproche d’utiliser des concepts scientifiques, de les amalgamer par des combinaisons qui ne sont ni logiques ni justifiées par la théorie ou l’expérience. Pour reprendre l’exemple de Manaudou : l’utilisation d’un mot-clé (langage) permet à l’athlète de se remémorer une performance (mémoire), ce qui génère une émotion et un sentiment positif (représentation/état mental). Et paf ! Par un tour de passe-passe injustifiable çà fait médaille d’or ! La PNL ne s’embête pas de circonvolutions superflues : « il suffit de le vouloir pour le pouvoir ! ».

 

Le plus gros reproche que l’on pourrait adresser à la PNL est de chercher des solutions à des problèmes dont la psychologie académique a depuis longtemps, et de manière fiable et démontrée, apporté des réponses. La PNL ignore délibérément la psychologie académique, et c’est un procédé plus que douteux pour une discipline qui prétend apporter un savoir et des techniques fonctionnelles. Le fonctionnel est dans le rationnel, la PNL est dans l’irrationnel.

 

 

PNL pour en finir

 

 

Dans l’exemple de Manaudou, les psychologues mettraient certainement en avant la dimension psychologique de self-efficacy (efficacité personnelle), qui décrit la croyance personnelle en sa capacité à réaliser une tâche. C’est une variable prédictive de la performance dans beaucoup de domaines. Et elle a aussi le mérite, à l’inverse de la PNL, de faire l’économie de la combinaison d’un ensemble de concepts qui n’a de valeur qu’au niveau métaphorique… Mais la PNL ne se soucie pas toujours non plus d’être parcimonieuse.

 

Mais je me disperse. Après tout, je ne me pose pas en scientiste, chacun a droit à sa méthode personnelle pour relever ses défis quotidiens. Alors devrais-je faire confiance à mon maître praticien certifié en PNL ? Est-il efficace pour m’aider à réaliser mes challenges ? Surmonter des épreuves ? Il existe une méthode pour déterminer si une intervention (ici des sessions de PNL) a un effet sur des comportements ou une performance. Il s’agit de la méthode scientifique expérimentale. Elle a l’avantage d’apporter des réponses claires sur la réalité d’un phénomène. En gros si l’on a raison de croire ce que l’on croit. Alors plongeons-nous dans les études !

 

 

CE QUE DISENT LES ÉTUDES

 

L’une des applications préférées de la PNL est le coaching. Coaching personnel, coaching mental… la PNL est devenu l’avatar du développement personnel. Dans une revue de 20191, deux chercheurs britanniques dressent un constat édifiant. Parmi 40 études recensées dans la littérature scientifique traitant de la PNL et du coaching, plus de la moitié concerne des papiers conceptuels, ou des revues. Et parmi l’ensemble des études restantes, seulement deux sont quantitatives (c’est-à-dire procèdent à des mesures chiffrées), sept sont qualitatives et présentent des cas d’études relevant plus de l’anecdote. Les auteurs en concluent que les preuves de l’efficacité de la PNL dans le coaching sont quasi-inexistantes.

 

 

Les preuves de l’efficacité de la PNL dans le coaching sont quasi-inexistantes Cliquez pour tweeter

 

 

Dans une analyse systématique de la littérature portant sur 63 articles scientifiques2, Tomasz Witkowski a classé des études en 2 groupes. D’un côté, celles démontrant un effet positif d’une technique de la PNL sur différentes mesures comme l’anxiété, la sensation de contrôle, le traitement d’un syndrome de stress post-traumatique. De l’autre, celles ne montrant aucun effet. Witkowski a ensuite comparé la qualité méthodologique des études entre les deux groupes. Les ¾ des études analysées ne trouvaient aucune preuve de l’efficacité de la méthode PNL. Dans le quart restant, les études trouvant un effet positif de la PNL souffraient de défauts méthodologiques plus importants que celles du groupe ne trouvant aucun effet, comme l’absence de groupe contrôle et un plus faible nombre de variables et d’indicateurs mesurés.

 

Une analyse fine des caractéristiques de la PNL, peut, suivant une méthode historico-sociologique, apporter quelques éclaircissements. D’après Richard Bailey et ses collaborateurs3, la PNL coche toutes les cases des caractéristiques des pseudosciences. À croire qu’elle en aurait servi d’étalon ! En voici la liste : l’absence d’auto-correction, l’abus de tactiques de protection ad hoc pour se protéger de la réfutation, le caractère infalsifiable, l’absence de connectivité avec d’autres domaines de connaissance, l’utilisation inutile d’un langage peu clair, l’évitement d’une réelle évaluation critique par les pairs, l’accent mis sur la confirmation plutôt que la réfutation, et surtout une sur-dépendance aux anecdotes et aux témoignages plutôt qu’aux preuves systématiques. Une liste de chefs d’accusation à faire pâlir Al Capone !

 

 

La PNL coche toutes les cases des caractéristiques des pseudosciences Cliquez pour tweeter

 

 

Mais je me disperse encore ! Après tout, n’est-ce pas qu’un procès d’intention que l’on dresse à la PNL ? OK, elle a un méchant arrière-goût de pseudoscience. Mais le propre du scientifique n’est-il pas de douter et d’adopter une perspective objective sur des questions concrètes ? Plongeons-nous maintenant dans les chiffres !

 

 

LA VÉRITÉ SUR L’EFFICACITÉ OBJECTIVE DE LA PNL

 

Tout d’abord, on serait en droit d’attendre que les preuves de l’efficacité de la PNL abondent dans un monde où elle a une telle notoriété. À l’inverse, pour la plupart des études un minimum quantitatives, la description des conditions expérimentales est tellement pauvre qu’il est difficile d’en tirer des interprétations claires.

 

Heureusement, dans la littérature scientifique il existe des articles, publiés par des scientifiques et évalués par les pairs, qui résument un pan entier de la littérature sur un sujet, ou qui réalisent même des analyses statistiques globales à partir de toutes les études existantes afin de rendre compte de la validité d’une hypothèse. Ces études sont appelées revues ou méta-analyses. Quoi de mieux pour déterminer une fois pour toutes si le succès de la PNL relève d’une efficacité mesurée et vérifiée ou d’une pseudoscience lucrative à la mode.

 

 

PNL pour en finir

 

 

Dans une méta-analyse conduite en 20124, une équipe de chercheurs britanniques a compilé des études testant l’impact d’interventions de PNL sur des objectifs de santé, comme la réduction de l’anxiété, la limitation de la prise de poids, la réduction de la claustrophobie, la réduction de la prise de substances illégales… Parmi les 93 études publiées recensées, seulement 5 étaient des études observationnelles longitudinales. Ce type d’étude propose de mesurer l’état du patient avant et après intervention PNL. Enfin, seulement 5 études parmi les 93 étaient des expérimentations randomisées contrôlées (RCTs). Cette méthodologie est le top de la démarche expérimentale car le protocole inclut un groupe contrôle sur lequel aucune intervention n’est réalisée. Il permet donc de certifier que c’est bien l’intervention, appliquée à un second groupe, qui est responsable, au moins en partie, de l’évolution des patients.

 

Les résultats de l’analyse sont peu glorieux pour les interventions de PNL. Sur les 5 études RCTs, une seule trouve une réduction de l’anxiété dans le groupe ayant subit l’intervention PNL. Ce qui veut dire que 4 études sur les 5 montrent que l’intervention PNL n’a eu aucun effet sur les patients ! De plus, dans 3 études RCTs sur 5, les patients montraient dans chaque groupe (contrôle et expérimental) une évolution de leur condition. Cela veut dire que l’état des patients évoluait de toute façon AVEC OU SANS intervention PNL, mettant en évidence un fort phénomène de type « placebo ».

 

 

Après environ 60 ans d’existence, on ne trouve toujours aucune trace de l'efficacité de la PNL Cliquez pour tweeter

 

 

La conclusion issue de cet ensemble d’études est claire. Si la question de l’utilité de la PNL reste au mieux en suspens, le minimum serait de s’abstenir de recommander ces techniques ou de les présenter comme une solution objective et fiable aux problèmes qu’elle prétend résoudre. Après environ 60 ans d’existence, on ne trouve toujours aucune trace de son efficacité. Réussir à se maintenir 60 ans en proposant du vent, cela révèle la croyance et la foi qu’elle génère. Soit, chacun est libre de croire ce que bon lui semble. Mais est-il moral et honnête de mentir sur ses bénéfices en se parant des atours rigoureux de la science expérimentale ?

 

C’est bien là l’une des plus grosses critiques que l’on peut adresser à la PNL. Comme beaucoup de pseudosciences, elle se sert d’un vocabulaire et de tournures scientifiques afin de bénéficier du prestige intellectuel de la science. C’est d’autant plus malhonnête que cette discipline se soumet peu à la vérification expérimentale objective. Et lorsque c’est le cas, le constat est accablant pour elle.

 

 

CHARLATANISME & DIFFUSION DU SAVOIR

 

Il est un point qui étonne souvent mes interlocuteurs adeptes du développement personnel. La PNL est classée par la Mission Interministérielle de Lutte contre les Dérives Sectaires (MIVILUDES) comme une dérive sectaire. Sous-entendu, la PNL représenterait un concept dont la portée et les objectifs, déclarés ou non, consisteraient en une manipulation malveillante d’un public à des fins qui sont contraires à ses intérêts. Il faut que notre conscience collective et citoyenne soit tombée assez bas pour promouvoir une discipline dont la malveillance et le manque d’objectivité sont publiquement reconnus. Bien bas pour que la PNL ait pignon sur rue lorsque des alternatives scientifiques, objectives et efficaces n’ait droit de cité que dans le milieu clos des laboratoires académiques et des congrès d’experts.

 

PNL pour en finir

Le premier constat à dresser du succès de la PNL et autres pseudosciences est celui de l’échec de la diffusion du savoir scientifique et de la confiance dans la démarche scientifique. Le relativisme culturel a fait de tels ravages qu’il est souvent considéré aussi valide d’utiliser des preuves expérimentales objectives que de lire dans des entrailles de corbeaux morts à la pleine lune. Avec une petite défiance pour la première solution toutefois…

 

J’ai conseillé il y a peu de temps à un ami français féru de nature de visionner les documentaires « Planet Earth » de la BBC présentés par David Attenborough. La comparaison avec ce que l’on nous diffuse en France est-elle seulement nécessaire et opportune ? De toute manière, je serais incapable de citer un documentaire scientifique de qualité diffusé sur les chaînes françaises. « C’est pas sorcier » est certainement la dernière émission de qualité à avoir été présentée en France. Sa diffusion a stoppé en 2014. Mi-2019, la BBC annonce à grands roulements de tambours ses nouveaux documentaires « Seven worlds, one planet »… Bref, si la diffusion du savoir scientifique était faite de manière correcte en France et soutenue par les décideurs politiques, on saurait ce que nos chercheurs font dans leurs laboratoires. Et par voie de conséquence, l’utilité de leurs recherches, visible et correctement expliquée, proposerait une alternative crédible aux pseudosciences dont les organisations publiques et privées sont si friandes.

 

 

PARESSE INTELLECTUELLE & LETHARGIE DU MILIEU ACADÉMIQUE

 

Fort de tous ces constats accablants (inefficacité, tromperie…) que faire ? Blâmer le manque d’exigence intellectuel des promoteurs de la PNL dans une société française où la culture scientifique générale est pauvre ? Dénoncer le caractère charlatanesque de leur pratique qui vend du mensonge sous forme de science ? Jeter la pierre à un public professionnel prêt à avaler n’importe quel discours, du moment qu’il est bien emballé et payé par les comptes professionnels de formation ? Secouer ces universitaires qui, englués dans la compétition perpétuelle de la course à la publication, se moquent de la montée du relativisme culturel hors des murs de leurs laboratoires et qu’ils ne voient même pas ?

 

Un peu de tout sans doute… Voici même très certainement la combinaison gagnante… Soit l’on se satisfait d’une situation où un petit nombre tire profit d’une pseudoscience commerciale, où l’on se moque de l’efficacité et des conséquences des savoirs et pratiques utilisés dans la formation et l’accompagnement professionnel, où l’on érige la montée du relativisme culturel et du recours aux pseudosciences comme une fatalité. Soit l’on se paye l’effort d’affirmer la nécessité de la valeur (surannée ?) d’exigence intellectuelle, que d’aucuns déclareront réactionnaire, et d’expliquer que oui, certaines méthodes sont bonnes et efficaces, et d’autres ne le sont pas.

 

1Passmore & Rawson (2019) Neuro-linguistic programming: a review of NLP research and the application of NLP in coaching. International Coaching Psychology Review, 14, 57.

2Witkowski (2010) Thirty-five years of research on neuro-linguistic programming. NLP research data base. State of the art or pseudoscientific decoration? Polish Psychology Bulletin, 41, 58.

3Bailey et al. (2018) The prevalence of pseudoscientific ideas and neuromyths among sports coaches. Frontiers in Psychology, 9, 641.

4Sturt et al. (2012) Neurolinguistic programming: a systematic review of the effects on health outcomes. British Journal of General Practice, e757.

 

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À PROPOS DE L’AUTEUR :

 

Dr. Morgan DAVID   

Ancien chercheur et spécialiste des sciences comportementales, Morgan DAVID a fondé et dirige le cabinet ANALYTICA en France et au Royaume-Uni. ANALYTICA propose de rendre le savoir et les techniques liées au sciences comportementales accessibles pour répondre aux problématiques concrètes des entreprises et organisations. ANALYTICA utilise la manière dont fonctionne notre cerveau afin de proposer de meilleurs produits et services dans différents domaines tels que le marketing, la santé, le management, l’innovation publique, etc…